mardi 25 septembre 2012

Tarte d'automne Mirabelles & Streusel


Voilà l'automne et ses feuilles mortes...

Je ne reprendrai pas la chanson ici, mais j'aime particulièrement les teintes sourdes de cette saison. 
L'automne, c'est pour moi le bruissement des pas dans un tapis de feuilles mortes, l'odeur humide de la terre dans les sous-bois, cette palette de couleurs orangées sur le feuillage des arbres.  
L'automne, c'est aussi une nouvelle saison qui nous délivre ses trésors gourmands, trop souvent méconnus. 
A commencer par la mirabelle, réinterprétée ici dans une variante de tarte alsacienne. Laissez-moi vous présenter Ma tarte d'automne aux mirabelles façon Streusel et fondez de plaisir sous l'alliance sucrée de la mirabelle et des pépites de Streusel.
 
 
Pour 6 personnes: 
Dans une terrine, mélangez 90g de beurre, 1 jaune d'oeuf et 25g de cassonade, 3 pincées de cannelle et 1 pincée de sel.
Ajoutez 180g de farine et pétrissez pour avoir une pâte souple. 
Laissez-la reposer 1h au frais.
Etalez la pâte sur un plan fariné à l'aide d'un rouleau à pâtisserie. Tapissez-en le fond d'un petit moule beurré ou mettez une feuille de papier sulfurisé.
 Coupez 500g de mirabelles et enlevez le noyau. Ensuite décorer le fond de tarte selon vos goûts.
Pendant ce temps, préchauffez le four à 200°C (th.7)
Pour le Streusel: Mettez dans une terrine 75g de farine, 100g de sucre et 50g de beurre bien froid. Mélangez jusqu'à l'obtention d'une masse granuleuse. 
Parsemez cette préparation sur les mirabelles et faites cuire à four chaud pendant 30 minutes.
C'est prêt !
Bonne dégustation.

lundi 17 septembre 2012

Cookies chocolat blanc et noix de pécan


Il n’y a plus de doute, le ciel commence à déployer sa couverture automnale. 

D’ailleurs, avec l’automne, revient l’envie de boire du chaud, du doux, du crémeux, du mousseux : un petit café à 10h, un thé parfumé à 16h, une tisane avant de se coucher ?

Et si tout cela pouvait s’accompagner d’un biscuit, pour faire oublier la monotonie ambiante !

Je vous propose une recette de cookies aux noix de pécan et chocolat blanc, trouvée dans le livre Desserts aux éditions Marabout. J'ai remplacé les noix de macadamia par des noix de pécan…ben oui la cuisine c’est aussi se faire plaisir non ? 


Pour environ 15 grands cookies :

Préparation facile: 25mn

Hacher grossièrement 180 g de noix de pécan légèrement grillées et réserver.

Dans un saladier, battre 1 œuf avec 140g de sucre roux jusqu’à ce que le mélange soit aéré.

Ajouter 125ml d’huile et 1c.c d’extrait de vanille

Incorporer ensuite 60g de farine et 30g de farine à levure incorporée

Ajouter ¼ c.c de cannelle moulue, les noix de pécan et 130g de chocolat blanc coupé en morceaux (ou en pépites). Vous pouvez aussi ajouter de la noix de coco si vous aimez ou remplacer le chocolat blanc par du chocolat noir. 



Mélanger bien et laisser reposer 30mn au réfrigérateur.

Préchauffer le four à 180°C

Graisser et chemiser de papier sulfuriser une plaque de cuisson.

Déposer des petits disques de pâte sur la plaque de cuisson. 

Faire cuire 12 à 15 mn

Sortir du four et laisser refroidir. 

 


Et pour accompagner ces délicieux cookies, voici un poème de Luce Fillol sur l’automne :

Feuille rousse, feuille folle

Feuille rousse, feuille folle

Tourne, tourne, tourne et vole !

Tu voltiges au vent léger

Comme un oiseau apeuré.

Feuille rousse, feuille folle !

Sur le chemin de l’école,

J’ai rempli tout mon panier

Des jolies feuilles du sentier.

Feuille rousse, feuille folle !

Dans le vent qui vole, vole,

J’ai cueilli pour mon cahier

La feuille rousse qui dansait.

vendredi 14 septembre 2012

Je donne ma langue au chat



Il y a des jours où l’enfance nous appelle de nouveau. Comme attirés par un carillon qui sonne, nous y retournons un instant, sans résistance aucune.

Lors de cette visite éphémère dans ce monde, nous nous accrochons à ce que nous avons hérité de mieux : un objet, une odeur, un souvenir, une image.

Pour moi, c’est la gourmandise, je me souviens avoir toujours eu les yeux brillants à chaque fois qu’un gâteau sortait du four et embaumait la pièce de son odeur si particulière, à chaque fois qu’une glace faisait sa sortie théâtrale du congélo afin d’entrer dans le monde merveilleux de la dégustation enfantine.

Et avec les glaces (que j’aime toujours autant) j’adorais déguster quelques chose de croquant, de croustillant pour contraster avec le fondant de la crème glacée.

J’aimais particulièrement les langues de chat, leur nom me faisait rire parce que j’imaginais justement le chat avec sa langue en biscuit, je riais aux éclats !

J’ai donc voulu rendre hommage à la petite fille qui aimait les chats et leur langue en biscuit. Que dis-je ? Un hommage à toutes les grandes petites filles qui continuent à replonger dans l’enfance l’espace d’un instant. 


Je suis désolée de ne pouvoir donner la source de la recette, elle a été notée dans un carnet il y a longtemps et je ne me rappelle plus du livre.

Alors d’abord il faut commencer par préchauffer le four à 180°.

Découper 100g de beurre ramolli en petits dés. Mélanger le beurre avec 100g de sucre glace dans un saladier à l’aide d’une spatule.

Monter 2 blancs d’œufs en neige avec 1 pincée de sel à l’aide d’un batteur électrique (ou pas)

Toujours avec la spatule, incorporer les blancs montés en neige délicatement au mélange beurre-sucre.

Ajouter ensuite 120g de farine tamisée à ce mélange. La pâte doit être lisse et homogène.

Beurrer une plaque de four ou mettre du papier sulfurisé. Façonner des petites langues de chat à l’aide d’une poche à douille lisse de 6mm ou avec 2 cuillères à café.

Attention : Bien espacer les langues de chat car elles s’étalent lors de la cuisson et il risque d’y avoir rapprochement intime.

Mettre au four environ 6mn, les biscuits doivent prendre une couleur brun-doré. Sortir du four et laisser refroidir.  


Voilà le biscuit est prêt à être dégusté avec une bonne boisson chaude, une glace ou tout simplement seul, juste pour le plaisir. Il peut se conserver 10 jours dans une boite hermétique.

lundi 10 septembre 2012

Sangria blanche aux oranges et pêches


 
Coucou les amis comment allez-vous en ce début de semaine ?

Oui oui je sais, j'ai également un peu de mal avec cette rentrée, les projets ne manquent pas et pourtant je vous avoue que le soleil espagnol me manque.
 
Alors j’ai voulu prolonger l’été en préparant une sangria blanche bien rafraîchissante….Et le soleil est revenu ce week-end,dingue non !

Avant de découvrir l’Espagne, je ne connaissais que la sangria rouge à base de vin rouge mais il existe là-bas des dizaines de recettes de sangrias blanches, à base de vin blanc sec, de mousseux et même à base de champagne, tout cela accompagné de fruits gorgés de soleil… 
 
 
Plus étonnant encore, j’ai découvert la semaine dernière une sangria à base de litchis et d’ananas dans un restaurant chinois du 13ème arrondissement de Paris. J'ai été très surprise par ce mélange détonnant et oh combien délicieux. Vous l’aurez compris, on peut réaliser ce délicieux breuvage avec n’importe quel fruit. Laissez libre cours à votre imagination.

Ici il est question d’oranges et de pêches blanches…

Pour 4 personnes:

2 litres de vin blanc (un peu fruité)
80 à 150g de sucre semoule selon votre goût (je n’en ai mis que 100g)

3 oranges

3 pêches

1 bâton de cannelle

1 cuillère à café de grain de poivre blanc

10 cl de liqueur à l'orange (Grand -Marnier)
1,5L de limonade


Chauffer 1 litre de vin blanc avec les épices et ajouter la moitié du sucre, laisser infuser 1 heure à couvert, cela permettra à la sangria d’être plus gouteuse.



Ajouter le reste de vin blanc, l'autre moitié de sucre, la liqueur et les fruits coupés en cube avec ou sans peau. Les oranges sont restées habillées mais j’ai déshabillé les pêches.

Remuer et laisser macérer au réfrigérateur 24 à 72 heures. Plus vous laisserez macérer plus la sangria aura du goût.

Ajouter la limonade au moment de servir 
 
Voilà il ne vous reste plus qu’à fermer les yeux et imaginer que vous êtes sur une chaise longue, en vacances en train de déguster votre boisson.

mercredi 5 septembre 2012

Premier concours sur le blog


Salut les amis,

Cela n’a échappé à personne, c’est la rentrée et avec elle son lot de bonnes résolutions, de projets et de désirs.

Les vacances semblent déjà bien loin mais pour les prolonger un peu, je vous propose un petit concours (le 1er du blog, ouch j’ai la pression).

Comme je ne suis pas revenue les mains vides de Barcelone, je voulais vous faire gagner ces dessous de verres avec des images des travaux de Gaudí en Trencadis. Je suis une fan absolue de ses œuvres et je voudrai vous les faire partager à ma manière.




Pour remporter ce lot, rien de plus simple :

Me laisser un commentaire sur le blog en me précisant ce que vous aimez ou pas (si si lâchez vous!): format du blog, mise en page, articles proposés..etc

Tous les commentaires sont les bienvenus pour faire avancer le Schmilblick.

Ensuite pour avoir une chance supplémentaire de gagner, vous pouvez devenir membre du blog, liker ma page Facebook ICI, relayer l’info sur Twitter, Hellocoton ou sur votre blog (allez soyons fous) et me le signaler dans votre commentaire. Tout est permis.

Les participations sont ouvertes jusqu’au vendredi 14 septembre à 20h.
Je ferai un tirage au sort parmi les 10 premiers commentaires et je ne pourrai envoyer le colis qu’en France Métropolitaine.

A vos claviers
 
  Jeudi 20 septembre 2012

Résultat du concours Gaudi :


Voilà les amis, je reviens vers vous avec le résultat de mon premier concours lancé sur le blog.

D’abord je tenais à vous remercier pour votre participation et vos commentaires, ça m’a fait chaud au cœur !
 
Pour le tirage au sort : j’ai écrit les noms des participants sur des post-il, mélangé le tout et ensuite j’ai tiré un seul papier (sous l’œil expert de mon huissier, la peluche maître koala et promis je n'ai pas triché)

Et le gagnant est…ta ta ta ta (roulement de tambour) :

Marymadeleine

Bravo à toi, ton commentaire était très sympa et le tirage au sort l’a confirmé donc bravo à toi.

Tu peux m’envoyer dès aujourd’hui ton adresse avec nom et prénom par mail et tu recevras ton cadeau au plus vite.

Merci encore à tous et à bientôt pour un nouveau concours.

jeudi 30 août 2012

Crème Catalane... Et Viva Barcelona


                                                          Salut les amis,

Me voilà de retour après quelques semaines de vacances bien méritées.

Mon escapade catalane à Barcelone a été formidable, je suis revenue la tête pleine de souvenirs et les valises chargées de surprises.

Avant de vous prêter mes yeux pour voir des merveilles (architecture, cuisine, culture), je voulais entamer cette rentrée avec un dessert gourmand.
Avant mes vacances, je n’étais pas très fan des desserts à base de lait et d’œuf, je les trouvais parfois trop sucrés, trop lourds et pas assez raffinés. Mais ne dit-on pas qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

J’ai eu une révélation culinaire à Barcelone en gouttant à la crème catalane ! La meilleure que j’ai pu déguster était servie au restaurant Cuines Santa Caterina dont je vous parlerai dans un prochain post. La cousine de la crème brulée (cuite au four) était tout à fait à mon goût, fondante et onctueuse. J’ai donc reproduit cette recette, trouvée dans l’un des livres de cuisine catalane achetés là-bas (Barcelone gastronomie et cuisine). 


D’ailleurs, sachez que ce dessert est le plus typique de la cuisine catalane. Il est associé à la fête de la Saint-Joseph, on le connaît d’ailleurs sous le nom de Crema de Sant Josep.

Allez Viva Barcelona !

Crema Catalana:

Pour 4 personnes (environ 30 minutes de préparation)

500 ml de lait

4 jaunes d’œuf

100 g + 12 cuillères de sucre

20 g d’amidon ou de maïzena

1 bâtonnet de cannelle

1 zeste de citron ( j’ai mis ½ de zeste de citron et ½ de zeste d’orange)

Porter le lait à ébullition avec la cannelle et le zeste de citron. Quand le lait se met à bouillir, le retirer du feu, le couvrir et laisser refroidir.

Pendant ce temps, battre les jaunes d’œuf avec les 100g de sucre jusqu’à ce qu’ils blanchissent. Ajouter l’amidon et continuer à battre. Ajouter quelques cuillères de lait tiède et bien mélanger jusqu’à ce qu’il soit bien intégré.

Mélanger la préparation de jaunes avec le reste du lait, retirer le zeste et remettre à cuire à feu très doux.

Faire cuire quelques minutes sans laisser bouillir et en remuant constamment jusqu’à obtenir la texture d’une crème. Retirer du feu et verser dans un plat ou dans des petits plats de terre individuels. Mettre au frais si vous souhaitez les déguster fraîches.

Ensuite vous pouvez brûler la crème en versant le restant de sucre dessus, au four ou avec un chalumeau de cuisine. A faire au dernier moment pour obtenir une couche croquante.

Bonne dégustation.

samedi 4 août 2012

Pause estivale


J’ai commencé ce blog en début d’année un peu comme un jeu et puis je me suis investie de plus en plus afin de partager avec vous des choses qui me tenaient à cœur.

Après plusieurs mois de présence sur la toile, je m’accorde enfin une petite pause estivale bien méritée.

Mais je ne vous oublie pas pour autant, je reste présente sur Twitter et Instagram pour partager quelques clichés et reviendrai bientôt sur le blog avec plein de nouveautés et des surprises.

Je vous souhaite de bonnes vacances où que vous soyez ou bon courage si vous travaillez encore.

A très bientôt

Mamzellepsycho

dimanche 29 juillet 2012

Tarte à la rhubarbe meringuée à l'alsacienne


Salut les loulous,

C’est la dernière ligne droite avant les vacances et je ne pouvais pas partir sans vous offrir une dernière parenthèse gourmande !


Il y a quelques jours, j’ai eu une folle envie de tarte à la rhubarbe meringuée.


J’ai donc trouvé une magnifique recette sur le site de Sandra Pascual de Cuisine Addict. J’aime beaucoup ce site et la recette était idéale pour mon envie du moment.


Je me suis donc armée de rhubarbe surgelée puisqu'elle n'est pas de saison et me suis mise au boulot.


Cependant, avec la rhubarbe surgelée, je n'ai pas pu garder les morceaux entiers, j’ai donc un peu modifié la recette en faisant une compote avec un peu de beurre, du sucre et du miel (étape 1).

Un vrai régal ! Merci à Sandra pour sa recette.

Ingrédients pour un cercle à tarte de 28 cm de diamètre:

1 pâte brisée (clic pour la recette de Sandra)

1,5 kg de rhubarbe

3 oeufs + 1 blanc

100 g de sucre en poudre + 50 g pour dégorger la rhubarbe

20 cl de crème liquide

1 sachet de sucre vanillé

130 g de sucre glace

1) Préchauffez votre four à 230°C. Pelez les tiges de rhubarbe et coupez les en tronçons d'environ 1 cm. Plongez les bâtonnets dans l'eau bouillante pendant 1 minutes puis égouttez les. Laissez la rhubarbe dans la passoire et saupoudrez-là des 50 g de sucre. Laissez-la rendre son eau pendant une vingtaine de minutes.

2) Beurrez un moule à tarte et abaissez-y la pâte brisée. Piquez-la avec une fourchette et réservez au frais.

3) Dans un bol battez ensemble l'œuf entier et 2 jaunes (réservez les blancs) avec les 100 g de sucre semoule et le sucre vanillé jusqu'à ce que le mélange blanchisse et devienne mousseux. Ajoutez la crème et fouettez pour mélanger. 


4) Égouttez bien la rhubarbe et déposez-là sur le fond de tarte. Recouvrez du flan. Enfournez pendant 30 minutes. La couche de couleur marron que vous voyez en dessous de la meringue est le résultat de la caramélisation de l'appareil à base de sucre et de crème.

5) Pendant ce temps battez les 3 blancs d'oeufs en neige bien ferme, puis ajoutez le sucre glace petit à petit. Lorsque la tarte est cuite sortez-là du four et baissez la température à 100°.

6) Garnissez la tarte de meringue à l'aide d'une poche à douille et remettez au four pendant 1 heure et demi (voir plus, il faut que le dessus de la meringue soit bien sec). A la fin de la cuisson laissez la tarte refroidir dans le four éteint. 

vendredi 27 juillet 2012

Le gardien du sommeil

Hier, en regardant la date j’ai pensé : « Ah oui Carl Gustav Jung est né un 26 juillet il y a 137 ans ».

J’ai tout de suite pensé aux rêves…

Même si le pionner de la psychologie analytique n’a pas été le premier à étudier les rêves, ces recherches ont néanmoins été déterminantes.

D’ailleurs il avait l’habitude de poser une question à ses patients lorsque leurs soucis leur paraissaient difficiles à résoudre « Et que disent vos rêves ? »

De tout temps l’homme a cherché à interpréter ses rêves : souvent perçus comme maléfiques, étrangers à soi ou porteurs de bonnes nouvelles, ils sont avant tout un plongeon au cœur de «l’intimité psychique».

Comme l’écrivait Jung :
« Comme une plante produit des fleurs, la psyché crée ses symboles. Tout rêve témoigne de ce processus ».

Pour lui « Le récit imagé du rêve ne peut être le déguisement d'un message inconscient mais bien le message inconscient lui-même exprimé dans un langage de symboles ».
Le rêve ou le symbole sacré :

Le rêve joue un rôle très important autant dans les différentes cultures du monde que dans les principales religions monothéistes.

J’ai baigné dans une culture (arabo-musulmane) ou les rêves relevaient du sacré, du mystique et leurs interprétations étaient parfois erronées, souvent drôles mais surtout très éloignées des concepts psychanalytiques « occidentaux » et/ou des bases neurobiologiques.

Apeurées par ce que l’inconscient pouvait « dévoiler » et ignorant le fait que « les symboles oniriques sont pour la plupart des manifestations d'une partie de la psyché qui échappe au contrôle de l'esprit conscient », les doyennes de mon entourage suggéraient aux plus jeunes de raconter leurs rêves au-dessus des toilettes et de tirer la chasse d’eau ou encore d’ouvrir un robinet en prononçant des prières, un peu comme pour conjurer le mauvais sort…il ne fallait pas raconter ses rêves à haute voix surtout s’ils étaient porteurs d’un message perçu comme « négatif ».

L’interprétation des rêves ou l’influence culturelle/religieuse :

On peut tenter de trouver une explication religieuse à cela puisqu’il existe trois sortes de rêves en Islam :

1- Le rêve véridique (rahmani)

2- Le rêve représentant un désir personnel (nafsani)

3- Le rêve provenant du diable (shaitani)

En résumé, il y a des rêves qui viennent de Dieu et ceux qui viennent de Satan, oui c’est comme ça et on ne discute pas !

Ainsi, les « bons » rêves sont attribués à Allah et destinés aux bons musulmans et les « mauvais » (surtout érotiques) à Satan (Sheitan) puisqu’il incite à la désobéissance et au péché, hum hum !

Ceci étant, il est intéressant de voir que l’interprétation des rêves ne s’articule pas de la même manière selon que nous ayons côtoyé les ouvrages psychanalytiques « occidentaux » (Jung, Freud) ou le Hadîth (la tradition du Prophète Mohammed qui lui-même a beaucoup rêvé).

Sans entrer dans des détails complexes, voici un florilège de ce que j’ai pu entendre au sujet des symboles oniriques :

* Chaussures : Souvent fait par les femmes (bizarre hein ?), ce rêve présage des fiançailles imminentes, et oui, si la rêveuse voit une paire de chaussures, c’est le signe (incontestable) qu’elle trouvera bientôt chaussure à son pied (et l’état de la chaussure dépendra de l’état du compte bancaire du prétendant). D'ailleurs, ceci n'est pas tout à fait erroné puisque dans une vision psychanalytique traditionnelle, les chaussures ont une connotation sexuelle et nous savons bien que dans les sociétés musulmanes, le sexe ne peut être « pleinement » pratiqué qu'au sein d'une union légitime, donc le mariage.

* Bébé/Enfant : Si le rêveur voir un petit être sans défense c’est justement qu’il devra se défendre contre les petits tracas de la vie ---> problèmes à l’horizon.

* Mariée en blanc : Le symbole qui est censé représenter un événement heureux n’est qu’un leurre, ici, c’est un drame qui est prédit !!

* Pèlerinage (El hadj) : Si le rêveur part seul au pèlerinage, que les gens lui font des adieux et le laissent seul, il voit alors sa mort prochaine…pas très drôle !

Pour finir sur une notre plus joyeuse, si une jeune fille veut voir le visage de son futur époux dans un rêve, elle doit se réunir avec d'autres jeunes filles le soir (oui c’est important). Ensemble, elles préparent un pain avec autant de semoule que de sel, le mangent et dorment sans boire.  
L'homme qui apportera de l'eau dans le songe pour apaiser la soif serait alors le futur époux. Touchant non ?

Bien sûr, le sujet est vaste et les hypothèses nombreuses, je finirai donc avec une phrase de Jung qui mettra tout le monde d’accord :
« Nous sommes si accoutumés à la nature apparemment rationnelle de notre monde que nous pouvons à peine imaginer qu'il s'y produise quelque chose que le bon sens ne suffise pas à expliquer ».
Et vous quelle importance accordez-vous à vos rêves ?

N’hésitez pas à me faire part de vos anecdotes ou récits de rêves pour enrichir ce post !

mercredi 25 juillet 2012

Brioche aux perles de sucre



Coucou les amis,

Avant de prendre le large pour des vacances bien méritées, je voulais partager avec vous un dernier moment gourmand.

J’ai testé plusieurs recettes de brioches sans parvenir au résultat escompté et j’étais décidée à partir en vacances en ayant réussi une belle brioche bien moelleuse.

Et c’est avec l’aide de ChefNini qui s’est inspirée de Parlinettes que j’ai ENFIN trouvé LA recette de la brioche aux perles de sucre.

La voici donc, à faire les yeux fermés.

Pour 6 personnes :
250 ml de lait
75g de beurre
1 cc de sel
2 cs de sucre en poudre
1 sachet de sucre vanillé
450g de farine
1 sachet de levure de boulanger déshydraté
du sucre perlé 

J'ai ajouté 1càs d'arôme de fleur d'oranger.

1- Versez tous les ingrédients dans la machine à pain (excepté le sucre) et lancez le programme pâte levée. Si vous n’avez pas de machine à pain, vous pouvez réaliser cette recette à la main en travaillant bien tous les ingrédients, ou laisser votre robot faire le travail avec l’accessoire «Pétrin» (c’est ce que j’ai fait).

2- Déposez la pâte sur le plan de travail, dégazez et formez des boules de 50g environ. Mettez-les dans un moule à cake et faites lever 1 heure dans un endroit chaud et humide (pour ma part j'ai dû la laisser 3h).

Ca monte, ça monte !

3- Badigeonnez de jaune d’oeuf ou de lait et décorez avec un peu de sucre perlé. Faites cuire au four préchauffé à 180°c pendant 40 minutes environ en surveillant. 


4-Démoulez et faites tiédir sur une grille. 


N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire et si vous avez une question, on trouvera sûrement la réponse.

Bonne dégustation!